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Lettre trimestrielle n°7 - décembre 2006

Continuons notre soutien,

PDF - 10.7 Mo
La lettre de décembre

Au cours de 2006, notre association a soutenu activement la Confédération paysanne grâce à vos engagements et contributions. Les Amis de la Conf ont répondu présent lors des appels à manifester contre les OGM (journées des 21 mars et 8 avril), ont participé à des marchés de commerce équitable (en Charente, en région parisienne ou dans le Limousin), ont relayé les pétitions contre les importations de soja et "contre les naufrageurs du vin", ont aidé financièrement la Confédération paysanne dans la construction de nouveaux locaux, et par des dons qui ont permis à ce syndicat de résister. Vous avez toujours été mobilisés et nous vous en remercions. Aujourd’hui, les confédérations paysannes départementales sollicitent l’appui de leurs amis pour la campagne des élections aux chambres d’agriculture. Cela nous concerne tous, car nous voulons une société avec des paysans nombreux et fiers de leur travail. Pour vous documenter (rôle des chambres d’agriculture et arguments de campagne de la conf’) voir le site : www.confederationpaysanne.fr/index.php ?actualite_id=999

Que cette fin d’année vous apporte de la joie et de l’énergie pour militer en 2007.

Les chambres d’agriculture

Comme Les commerçants, les artisans, les agriculteurs ont leur chambre consulaire : les chambres d’agriculture

Organes officiels de la représentativité des agriculteurs vis à vis des pouvoirs publics, les chambres d’agricultures ont de nombreuses tâches à accomplir ! Elles ont pour organe directeur un conseil d’administration élu à partie de plusieurs collèges, dont le principal est celui des agriculteurs. Pour mémoire on va citer celui des anciens exploitants, celui des salariés, celui de la sylviculture, ceux des organismes économiques et sociaux… Etres majoritaires dans le collège des exploitants, c’est être quasiment certain d’en assurer la présidence pour six ans. Le Président élu s’entoure d’un bureau (en ayant bien soin d’en écarter les opposants) et lui seul, dans la pratique, prend les grandes décisions. Aujourd’hui, les chambres sont majoritairement toutes gérées par les Fédérations Départementales des Syndicats d’Exploi-tations Agricoles, qui fonctionnent ainsi. Une exception : la chambre de Loire Atlantique qui est sous la responsabilité de la Conf’ paysanne (la minorité est admise au bureau et s’y exprime).

Les pouvoirs publics interrogent souvent les chambres d’agricultures dans de nombreux domaines. L’emploi de l’espace rural (routes, lacs, rivières, transport d’ électricité…) est une fonction importante des chambres

d’agriculture, elles sont donc systématiquement sollicitées et compétentes à intervenir dans ce domaine. Elles négocient, signent des accords qui s’appliqueront alors à chacun des agriculteurs (dédommagements, servitudes…).

Les chambres peuvent aussi initier de grands projets de développement économique, en association avec des collectivités territoriales et d’autres chambres consulaires. Cette fonction de partenaire dans le développement de pôles économiques est très importante, elle peut permettre la création et le maintien des activités économiques et entretenir, localement, un tissu social. Que ce soit dans un domaine purement agricole (marchés, abattoirs, formation permanente…) ou plus général (dessertes de zones, aide à la création de sites éoliens…) cette animation est attendue de cette chambre rurale.

L’activité la plus connue des agriculteurs : le développement agricole. Placées entre le marteau et l’enclume, elles essaient d’atténuer les effets de l’agriculture productiviste prônée par les coopératives et les firmes privées, face à des agriculteurs qui souhaitent vivre dignement de leur métier. Cela avec plus ou moins de réussite, selon l’agressivité des uns et la réactivité des paysans.

ACTU-ACTU-ACTU-ACTU-ACTU-ACTU-ACTU-ACTU-ACTU-ACTU-ACTU-ACTU-ACTU

PRECARITE = CALAMITE

Le renforcement de la puissance du capital, spécialement du segment dominant qu’est le capital financier, a pour conséquence l’extension apparemment irrépressible de la précarisation et de la paupérisation.

Les statistiques de la précarité et de la pauvreté, même imparfaites, tardives et insuffisantes, en donnent une idée. Cela concerne toutes les régions de la planète et toutes les catégories ou classes sociales subordonnées, soumises à la dictature du marché et du capital. Dans l’Union européenne à 25, on comptabilise plus de 19 millions de chômeurs en 2006. Ils sont officiellement 2,6 millions en France, autant qu’il y a 20 ans. Toujours pour la France, selon les estimations de l’Observatoire des inégalités, au moins 6 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté ; environ 3,5 millions sont allocataires des minima sociaux, dont 1,3 million pour le RMI, soit 2,5 fois plus depuis décembre 1990. Sauf pour le chômage, ces chiffres concernent l’ensemble de la population française.

Autres chiffres, accablant au sein de l’Union européenne (à 15) : Le taux de pauvreté des personnes travaillant (en 2001) se situait statistiquement à 7% : 6% parmi les salariés, 16% parmi les personnes ayant un statut indépendant, paysans inclus. Pour l’ensemble de la population de l’UE (à 25), travailleuse ou non, le taux de pauvreté était estimé à 15%, les taux les plus faibles, néanmoins tous supérieurs à 11%, étant notés dans les pays nordiques.

A l’échelle mondiale, bien qu’approximatifs, les chiffres sont vertigineux. Ils concernent principalement les zones rurales et les populations agglomérées dans les périphéries des grandes villes, pratiquement toutes d’origine rurale, en dépit du fait que les conditions de vie ne sont pas meilleures que dans les campagnes .

Bref, les inégalités s’accroissent au sein de chaque région du monde et entre elles. La fatalité n’a rien à voir là-dedans

Depuis un demi-siècle, ans considération de son caractère utile, inutile ou nuisible, la production est en croissance, même faible, sauf notamment dans une grande partie de l’Afrique. La production mondiale a été multipliée par 2,7, et la population mondiale par 2,4. Grosso modo, cela signifierait que la production par habitant aurait augmenté de plus de 20% en cinquante ans. Que peuvent signifier de tels chiffres, même s’ils ne sont pas faux dans leur masse, sinon la quasi-impossibilité de les interpréter ? En effet, s’il y a eu croissance de l’activité productive (au sens vulgaire), il y a eu simultanément progression, et quelle progression, des inégalités, de la précarité et de la pauvreté.

Les revenus du capital se sont accrus de façon considérable. Les fortunes des puissants et des riches font la une des journaux, toute honte bue. A l’inverse, la part des revenus du travail est en baisse constante. « Déréglemen- tation », imposition du tout marché, ont renforcé ou accéléré cette évolution depuis trois décennies. Libres de se déplacer à l’échelle mondiale, les capitaux recherchent les taux de profit les plus élevés, en organisant la concurrence par le bas entre les forces de travail (salariées ou non). Directement ou indirectement, sur l’ensemble de la planète, tous les travailleurs, quels que soient leurs statuts, sont mis en compétition. La ruine des agricultures, l’exode rural, le chômage de masse, la précarité institutionnalisée, la répression syndicale, le contrat plutôt que la loi, constituent autant de moyens d’organiser la lutte de tous contre tous, là où devrait l’emporter la solidarité.

Lutter au quotidien pour transformer le monde

Nombre d’associations et de syndicats interviennent pour résister, modifier les rapports de forces, proposer d’autres solutions, mobiliser et solidariser les travailleurs et toutes les populations précarisées et paupérisées : les associations de chômeurs, Solidarité Paysans, la Conf’ à la-quelle nous apportons notre soutien, Via Campesina, les syndicats de salariés. Depuis Seattle et le premier Forum Social Mondial (à Porto Allegre en 2001), de nouveaux espoirs sont nés. On peut y ajouter, pour ce qui concerne la France, le non du 29 mai 2005 au projet de constitutionnalisation, dans l’Union européenne, de la domination du capital sur le travail, puis le retrait du CPE. Les procès contre les syndicalistes paysans ou salariés, ou contre les faucheurs (qui refusent de ne pas porter secours à personne et à planète en danger), montrent que le capital utilise un arsenal considérable de moyens souvent légalisés, avec la complicité de la plupart des forces politiques organisées, des socio-libéraux aux partis de droite. Le vote au Parlement européen, le 15 novembre dernier, de la directive sur les services dans le marché intérieur (dite Bolkestein) est un nouvel exemple de capitulation (devant le Conseil des ministres) et de déréglementation .

Il reste beaucoup à faire, pour réduire, et plus encore pour éradiquer les inégalités, la précarité et la pauvreté. Pour transformer le monde. Aussi, notre soutien à la Conf’ à l’occasion des élections aux chambres d’agriculture constitue-t-il un de ces petits riens qui comptent beaucoup. Marc MANGENOT, président des Amis de la Conf’

NOUVELLES DES REGIONS

Les agro-carburants seront-ils une réponse à la lutte contre l’effet de serre et une réponse à la crise pétrolière ? Colloque organisé à Reims les 16 et 17 novembre 2006 par la Confédération paysanne

Au terme de 2 jours de travail, la Confédération Paysanne pense que non. Sans s’opposer à tout agro-carburant, elle émet de vives critiques sur les filières industrielles actuelles (éthanol, diester) dont les bilans énergétiques et les bénéfices sur l’effet de serre sont loin d’être satisfaisants. Parmi les agro-carburants aujourd’hui possibles en Europe, seule l’huile végétale pure (HVP) présente des résultats intéressants, mais elle n’a pas la faveur des pétroliers qui ne la contrôlent pas, puisqu’elle est produite à la ferme ou dans le cadre de coopératives locales. Elle pourrait pourtant permettre l’autonomie énergétique de l’agriculture et être utilisée pour le maintien des activités en milieu rural (services de santé, transports scolaires, postaux, etc.). La Conf’ rappelle que le rôle de l’agriculture est d’abord d’assurer la nourriture des hommes. Les agro-carburants ne pourront se substituer au pétrole à niveau constant de dépenses en énergie ; la surface agricole n’y suffirait pas. Il y a urgence à modifier nos consommations d’énergie, dans l’industrie, les transports et... l’agriculture.

Les Amis de la Confédération Paysanne dans la résistance internationale aux PGM

La Confédération Paysanne étant fortement impliquée dans la résistance citoyenne contre les Plantes Génétiquement Modifiées (PGM), il est logique que les Amis de la Conf’ y participent également, et ce de deux manières : l en soutenant les actions auxquelles la Conf’ s’associe. en prenant quelques initiatives, l en particulier au niveau international. On ne peut en effet imaginer résoudre les problèmes liés au commerce des PGM en s’y attaquant uniquement aux niveaux local, régional, national et même européen. Les cas récents de contaminations génétiques touchant plusieurs pays producteurs ou consommateurs de céréales en sont l’illustration : la propagation des gènes artificiels est un phénomène mondial susceptible d’atteindre n’importe quelle région du globe tant que subsistera une seule région productrice de PGM…, et tant que les avions, les camions, les abeilles, le vent, les bactéries du sol, existeront. Parallèlement, la résistance s’organise au niveau international, comme en a témoigné la Journée Internationale d’Opposition Collective aux OGM, qui réunissait le 8 avril un millier d’organisation sur près de 300 sites à travers le monde, et dont le réseau permet aujourd’hui un soutien mutuel des partenaires, ainsi qu’un partage d’expertise. Avant de proposer une synthèse de cette initiative à laquelle les Amis de la Conf’ ont participé, on tentera de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation présente, avec des cas avérés de contamination de notre nourriture par des PGM non autorisées à la consommation, et des paysans qui deviennent les ouvriers spécialisés de firmes multinationales de l’agroalimentaire. Une présentation des différents acteurs concernés et de leurs interactions mettra en valeur les complémentarités des organisations qui s’opposent au commerce des PGM. Au cours de cet exposé, on mettra notamment en cause le discours des scientifiques qui participent à la coalition formée avec certains politiques et industriels.

Consultez le site d’Altercampagne : http://altercampagne.free.fr/pages/Photos_8avril/JIGMODiaporama.pps

COMMUNIQUE Vous pouvez nous transmettre chaque mois des nouvelles et photos des Amis de la Conf’ de nos régions pour développer la rubrique “Nouvelles des Régions” - Les Amis

LIRE - ECOUTER - VOIR

Maisons écologiques d’aujourd’hui : 32€
- à commander à « Sortir du nucléaire » 9, rue Dumenge 69317 Lyon Cedex 04

Calendrier 2007 : la Confédération Paysanne a 20 ans ! : 15€ Avec un dessin humoristique par mois : Catherine Beaunez, Cabu, Delucq, Faujour, F’Murrr, Xavier Gorce, Lecroart, Lefred-Touron, Loup, Samson, Tignous
- à commander à la Confédération Paysanne.

Agenda 2007 de la solidarité internationale Edité par Ritimo (21 ter rue Voltaire 75011 Paris)
- en vente aussi dans les boutiques Artisans du Monde

Fabuleuses légumineuses : 17€ 140 recettes traditionnelles Claude Aubert
- à commander à Terres vivantes Domaine de Raud 38710 Mens

CD : Paysâmes, pour la Conf’ : 20 ANS , 20 CHANSONS : 15€ avec une petite dizaine d’inédits, de Renaud, la Varda, Jules Marquart, Nationale 7, Gustave Parking, Tue loup, Leprest, Boule, Tagada Jones, sans oublier bien sûr, l’illustre cadeau posthume de Claude Nougaro, la chanson "Paysâme" mise en musique par Jehan.
- à la Conf’, dans les kiosques et chez les disquaires.

JEU : Si j’étais paysan 15€ Jeu de l’oie convivial initié par la Conf’ du Limousin.
- à commander auprès des Amis à Bagnolet .

AGENDA :

22 décembre 2006 : délibéré du procès de Vienne contre Jean Emile SANCHEZ

22 décembre 2006 : délibéré du procès en appel intenté par le GNIS (Ministère de l’Agriculture), la FNSPF (Fédération nationale des semences potagères et florales) et le Parquet contre Kokopelli.

25 janvier 2007 à Versailles : procès en appel des 9 de Guyancourt. Rappelons qu’en première instance les 9 ont été relaxés, et que le GEVES, Monsanto et Syngenta ont été déboutés de leur demande de dommages et intérêts. En appel, Monsanto s’est retiré.

Un appel à soutien est lancé : envoyez vos chèques au Comité de Soutien des 9 de GUYANCOURT 140 avenue du Maréchal Leclerc 78670 VILENNES sur SEINE Site : www.9deguyancourt.fr Courriel : 9deguyancourt@wanadoo.fr

Nos coordonnées : contact@lesamisdelaconf.org Les Amis de la Confédération paysanne - 104, rue Robespierre 93170 Bagnolet www.lesamisdelaconf.org


Publié le mardi 26 décembre 2006

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Conception Isabelle SUZANNE & Thierry CARRE
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